Crossing the Great Wall of Ston before having issues to go in Bosnia and Herzegovina

C’est en bus que je quitte Korcula ; s’agissant d’une île, nous traversons une quinzaine de minutes la mer, à bord d’un ferry.

En route pour la deuxième plus grande muraille du monde

Ma destination du jour est en dehors de la frontière Croate, puisque je vais passer la nuit à Neum en Bosnie-Herzégovine. Cependant, avant de quitter la Croatie, je souhaite m’arrêter à Ston afin d’y traverser sa muraille. Sur la route, comme toujours, le paysage est à couper le souffle entre la mer d’un côté et les vignes de l’autre puisque je me trouve sur la route des vins.

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I left Korcula by bus. Since it is an island, we crossed the sea for a couple of minutes, on board a ferry.

On the way to the second greatest Wall in the world

My destination of the day was outside the Croatian border! I was going to spend the night in Neum in Bosnia and Herzegovina. However, before leaving Croatia, I wanted to stop in Ston in order to cross its great wall. On the road, as always, the scenery was breathtaking between the sea on one side and vineyards on the other, since I was on the wine route.

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Arrival in Ston under pressure

Getting off the bus in the deserted town of Ston, I did something I never do! I went to the information office to, at least, know which bus I should take back and at what time. The very kind young woman informed me it would be better if I hurry, because the only bus in the afternoon was coming at noon sharp on the other side of the wall, otherwise, I should have to wait until 7:00 p.m. I still had an hour and ten minutes to reach the entrance of the second biggest wall in the world (after the Great Wall of China), cross it and go to the bus stop on the other side. All that with my backpack!

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Arrivée à Ston sous haute tension !

En descendant du bus, j’étais livrée à moi-même dans le village désertique de Ston ; j’ai donc fait quelque chose que je ne fais jamais ! Je me suis rendu au point information pour, au moins, savoir quel bus reprendre et à quelle heure. Dès lors, la très aimable jeune femm m’a indiqué qu’il serait préférable que je me dépêche, car l’unique bus de l’après-midi passait à midi pile de l’autre côté de la muraille ; sinon, j’aurai dû attendre celui de 19h00 (sachant que ce jour-là était un jour férié). Il me restait alors une heure et dix minutes pour rejoindre l’entrée de la seconde plus grande muraille au monde (après la Grande Muraille de Chine), la traverser et me rendre à l’arrêt de bus de l’autre côté ! Le tout avec mon sac-à-dos de voyage sur le dos.

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Une épreuve pour dépasser mes limites physiques

En arrivant au pied de la muraille, 40 kunas plus tard, je commençais mon ascension. Je me suis vite rendu compte que la tâche n’était pas facile, car j’étais pressée, mon sac à dos pesait son poids (sachant que mon dos est un peu fragilisé par une scoliose pour laquelle j’ai porté un corset médical durant 6 ans) et il était clair que le soleil ne manquait pas une miette du spectacle pour m’accompagner 🙂 C’est finalement en 45 minutes que j’ai rejoint l’autre côté de la muraille et surtout, avec un poumon en moins, mais j’ai ressenti une satisfaction d’y être parvenue. Néanmoins, si vous souhaitez traverser la muraille de Ston, comptez 1 heure pour le faire ! Cette épreuve physique m’envoyait ravie d’avoir accompli l’effort et je pouvais sentir mon esprit aéré, vidé, en paix… Mais, pas pour longtemps ! Comme il faut toujours une chute dans une bonne histoire, devinez quoi ? Il y a eu une belle chute ce jour-là. Vous l’aviez senti ? 😛

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A trial to exceed my physical limits

Arriving at the foot of the wall, 40 kunas later, I began my ascent. I quickly realized the task was not easy, because I was in a hurry, my backpack was pretty heavy (knowing that my back in a bit weaken by a scoliosis for which I wore a medical corset for 6 years) and obviously, the sun was not missing the show 🙂 Finally, in 45 minutes, I join the other side of the wall, I was so satisfied I did it with success. Nevertheless, if you want to cross the great wall of Ston, you would need one hour to do it. That physical trial showed me I had made the effort and I felt my spirit airy, empty, in peace … But not for long! As always into a good story, we need an outcome and guess what? There was a beautiful outcome that day.

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Desperate waiting:

Delighted to have crossed the wall of Ston in due time to catch my bus, it was 11:45 when I reached the bus stop to hit the road to Neum in Bosnia and Herzegovina. 15 minutes later, the bus was not here, 30 minutes later, still not! There were only some twenty kilometers that separated me from Neum, but I could not walk 20 kilometers! And wait until 7 p.m for the eventual next bus in that deserted area was not great either! So, I headed to the village, or rather the hamlet of Mali Ston, in order to get some help. A young girl who was selling fruits and vegetables told me with precipitation to go back to the bus station very fast! Without understand her madness, I thanked her and ran with my backpack until the bus stop, but 20 minutes later, I had to face it, the was not coming! I went back to talk to this girl.

A meeting as I like when I travel!

Nina explained me I missed the bus when I came to see here because the day before, she took it and it was 20 minutes late. Consequently, she did her best to help me out, trying to call my evening host, to inform him about the situation and ask him to come to a city where his dad would drop me off. And while we were waiting for the arrival of her dad, I got to discover a young girl of 22 years absolutely adorable, simple and so positive! I was surprised to see a young woman working and living with her parents, so happy in a place so lost and so lifeless. I think that at her age, we generally want others things, so I asked her about it and she said, “This place is heaven, I would never go anywhere else, that’s the best place.” She explained me that her life here with her parents was a paradise and she loved that place. Her simplicity surprised me a lot, I discovered a girl whose the concerns are quite different from those of the young Parisian girls.

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Une attente désespérante :

Ravie d’avoir traversé la muraille de Ston en temps et en heure afin d’attraper mon bus, il était 11h45 lorsque je m’installais à l’arrêt dans l’attente de reprendre la route jusqu’à Neum en Bosnie Herzégovine. 15 minutes plus tard, le bus n’était pas au rendez-vous, 30 minutes plus tard, toujours pas là ! Il n’y avait certes qu’une vingtaine de kilomètres qui me séparaient de Neum, mais je ne pouvais néanmoins pas les faire à pied ! Et attendre 19 heures pour un éventuel prochain bus sur cette route désertique en plein soleil ne m’alléchait pas vraiment. Je me suis alors dirigée vers le village, ou plutôt hameau qu’est Mali Ston, pour obtenir de l’aide. Une jeune fille présente à un stand de fruits et légumes m’indique avec précipitation de vite repartir à l’arrêt de bus, car il va arriver. Sans trop comprendre sa folie, je la remercie et me dirige en courant avec mon sac à dos jusqu’à l’arrêt de bus, mais 20 minutes plus tard, il faut se rendre à l’évidence, le bus ne passe pas ! Je repars donc voir cette jeune fille.

Une rencontre comme je les aime lors de mes voyages !

Nina, de son prénom, m’explique alors que j’ai dû rater le bus au moment où je suis venue la voir la première fois, car la veille, elle attendait également le bus de midi qui est passé à 12h20. Dès lors, elle tenait absolument à m’aider en essayant d’appeler mon hôte du soir, pour le prévenir de la situation et lui demander de s’approcher vers une ville où son papa me déposerait. Et tandis que nous attendions l’arrivée de son papa, j’ai fait la connaissance d’une jeune fille de 22 ans absolument adorable, simple et pleine de vie ! Je m’étonnais de découvrir une jeune femme travaillant et habitant avec ses parents, si heureuse dans un endroit si perdu et si peu animé. Je pense qu’à son âge, on aspire généralement à d’autres choses que vivre dans un endroit reculé avec ses parents, alors je l’ai questionné à ce sujet et elle m’a répondu “This place is heaven, I would never go anywhere else, that’s the best place.” Elle m’expliquait donc que sa vie ici avec ses parents était un paradis, qu’elle adorait cet endroit et qu’elle n’irait ailleurs pour rien au monde. Sa simplicité m’a tellement surprise, je découvrais une jeune fille aux préoccupations bien différentes de celles des jeunes filles parisiennes.

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Arrivée en Bosnie-Herzégovine :

Le papa de Nina m’a donc emmené 5 kilomètres plus loin afin que j’y rejoigne mon hôte pour cette nuit dans un nouveau pays, en Bosnie Herzégovine. Après m’être battue, sans succès, pour le dédommager financièrement, j’ai pris la route avec Davor, mon hôte vers Neum. La Bosnie-Herzégovine ne faisant pas partie de l’union Européenne, nous avons passé un contrôle à la frontière, sans problème particulier. Le contact est immédiatement bien passé avec Davor, si bien qu’après 3 heures de discussions, à notre retour de la plage de Neum que vous voyez ci-dessous, nous parlions comme si nous nous connaissions depuis 10 ans (cela me rappelle ma belle expérience de mon premier vol vers Washington DC) ! Pour information, la plage ci-dessous est désertique, car il s’agissait d’un jour de semaine au mois de juin, mais en juillet et août, elle est absolument bondée, car Neum est la seule ville de Bosnie-Herzégovine ayant une plage. Pour éviter de traverser la frontière, tous les Bosniaques viennent donc sur l’unique plage du pays !

En rentrant à l’agrotourisme situé à Moševići, Davor m’a préparé du poisson accompagné de rondelles de pommes de terre, au four traditionnel. Après le dîner, nous avons discuté autour d’un verre de son propre vignoble et enfin, j’ai regagné ma chambre pour une douce nuit suite à cette journée intense, faites de belles rencontres et pimentée d’aventures !

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Arrival in Bosnia and Herzegovina:

Nina’s dad took me five kilometers away where I joined my host for the night in a new country, Bosnia and Herzegovina. So I arrived in Neum with Davor, my host. Bosnia and Herzegovina is not part of the European Union, we had a border control to pass. Davor and I immediately had a good connexion, after three hours of discussions, on our return from the beach of Neum that you see above, we were talking like we knew each other for 10 years (it reminds me my beautiful experience in my first flight for Washington DC)! For information, during summer time in July and August, the beach of Neum is absolutely crowded, because Neum is the only city in Bosnia and Herzegovina with a beach. To avoid crossing the border, all Bosnian come to this unique beach within the country!

When we arrived at the agrotourism located in Moševići, Davor prepared dinner, fish and potatoes cooked in the traditional oven. After dinner, we talked around a glass of wine from his own vineyard, and finally I went to my room for a sweet night after this busy day, beautiful meetings and spicy adventure!

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A la découverte de la Bosnie

Ce matin, le réveil se fait à 7h30, nous allons dans un premier temps à Capljina pour un passage éclair où Davor doit faire quelques courses. Puis, nous continuons notre route jusqu’à la délicieuse ville de Mostar, j’ai absolument adoré cette ville que je vous présenterai dans mon prochain article.

Pendant le trajet, Davor, qui connaît bien l’histoire de son pays me partage son savoir incroyable ; il me montre les vestiges des anciennes constructions Hongroises comme les voies ferrées ou châteaux.  De manière générale, on remarque que les ravages de la guerre sont encore très présents, autant de par les dégâts matériels que dans l’esprit des habitants. Mon hôte m’a également parlé de l’islamisation du peuple ottoman, ce qui a d’ailleurs créé des désaccords, donc j’ai préféré arrêter le débat. Il existe un tas de thèse sur ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre et elles sont toutes influencées par les convictions religieuses de ceux qui en parlent. Le principal étant que chacun vive en paix, il est évident que toutes les communautés peuvent vivre ensemble, puisque cela se fait dans un tas d’endroits ; je vis moi-même dans un quartier depuis 2 ans où je suis la seule française (d’origine), entourée de gens d’origines indienne ou africaine, entre autres. Alors, comment comprendre que des populations se soient divisées et entre tuées lors de la guerre de 92 à 95, pour des questions d’origines ethniques et religieuses …? Ne laissons personne diviser pour mieux régner. Unissons-nous !

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Discovering Bosnia and Herzegovina

I woke up at 7:30 am to go to Capljina for a brief passage where Davor had something to do. Then we continued our road until the delightful city of Mostar, I absolutely loved that city that I will present in my next article.

During the trip, Davor, who knows well the history of his country shared its incredible knowledges with me; he showed me the remains of ancient buildings like the Hungarian railways or castles. We can clearly see that the ravages of the war are still very present, as much from the physical damages as inside the minds of the inhabitants. My host also told me about the Islamization of the Ottoman people, which has created disagreements between him and I, so I preferred to stop the debate. There are a bunch of theories on this subject and all are influenced by the religious beliefs of those who speak. The most important is that we can all live in peace, because it is obvious that all communities can live together, since it is done in a lot of places. By the way, I live in a district for 2 years where I am the only French (country of origin), surrounded by people from India or Africa, among others. So, how can we understand that populations killed each others during the war of 92-95, for reasons of ethnic and religious backgrounds…? Do not let anyone divide and rule. Let’s united together!

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5 thoughts on “Crossing the Great Wall of Ston before having issues to go in Bosnia and Herzegovina

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